Comment fabrique-t-on le parfum ?

C’est au temps de l’Ancienne Egypte que nous retrouvons les premières traces du parfum, avec une utilisation religieuse. Son usage s’est étendu dans l’Antiquité, pour se démocratiser au 17ème siècle, en conférant le sens connu aujourd’hui au mot parfum au 16ème siècle.

Le parfum d’antan était davantage un encens en raison des techniques employées pour le produire : matières broyées, bouillies, pour donner une mixture encore mélangée à de la graisse animale. Les techniques suivantes de macération de plantes et d’huiles vont donner au parfum une aura plus légère, employée davantage pour la séduction. Dès lors, les macéras vont être développés sous différentes formes en conjuguant les végétaux pour obtenir des fragrances aussi diverses que variées.

Puis ce sont les contenants qui évoluent, ainsi en est-il encore de nos jours depuis la découverte du verre !

Modernité oblige, le parfum se décline actuellement en senteurs naturelles, en parfums de synthèses pour les traduire en produits d’ambiances, de soins ou de beauté, comme aux anciens temps ! Ce qui a profondément changé, c’est la fabrication du parfum.

Alors, comment fabrique-t-on le parfum aujourd’hui ?  2 procédés existent, à savoir la distillation et l’extraction.

La distillation :

Cette technique consiste à fabriquer les huiles essentielles avec la vapeur d’eau. Les végétaux sont bouillis dans une dizaine de fois leur volume d’eau et mis sous pression dans un alambic. La vapeur d’eau véhicule l’évaporation du produit, sa senteur, et va se condenser dans les serpentins de cet alambic puisqu’elle se refroidit, jusqu’à offrir un liquide précieux : l’huile essentielle.

L’extraction :

Voici une méthode qui a beaucoup évoluée, davantage que la distillation. Il s’agit d’obtenir une résine, qui était autrefois infusée de végétaux dans de l’eau et des solvants, à chaud. Une espèce de tisane chimique en quelque sorte. Les temps modernes ont remplacé cette solution liquide par des solvants volatils. Ils diffèrent selon les végétaux, et sont employés en fonction d’une compatibilité d’affinités. Ainsi le dioxyde de carbone se marie mieux avec un substance peu odorante, telle une écorce, mais nous retrouvons l’utilisation du benzène, de l’éthanol, etc.  Tout dépend du parfum à extraire des matières premières odorantes.
Cette résine est nommée la concrète dans le milieu de la parfumerie. Le procédé pour traiter les plantes séchées s’arrête à ce stade, pour qu’elles donnent leur réserve de parfum. La concrète contient encore dans une certaine mesure de l’huile. Traitée avec de l’alcool, elle devient de l’absolue. Cette phase concerne surtout les fleurs.

Les solvants employés sont très volatils, et les traces résiduelles dans le parfum sont quasiment nulles, pour ne pas dire absentes.

Les parfums de synthèse :

Leur intérêt est triple. A la base, certaines matière premières odorantes sont difficiles à trouver, nécessitent de long et polluants déplacements, qui plus est coûteux, et qui parfois ne sont disponibles que quelques jours dans l’année, et en quantité réduite. Ils permettent également d’épargner des animaux, comme le cerf qui était exploité pour le musc par exemple. En finalité, les parfums obtenus garantissent une plus grande stabilité.

fabrication parfum

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